Le syndrome de l’essuie-glace, cauchemar des sportifs

personnes qui courent sur la route

Sophie, grande sportive, prépare le marathon de Lisbonne qui aura lieu en octobre.
Elle court 3 à 4 fois par semaine, mais depuis quelques jours, elle souffre d’une douleur à l’extérieur du genou.

Cette dernière l’empêche presque de marcher.

Ola, ici Dr Joy !
Et s’il s’agissait du syndrome de l’essuie-glace ?

Également connu sous le nom de syndrome de la bandelette ilio-tibiale, il s’agit d’un mal courant qui affecte de nombreux athlètes, en particulier ceux qui pratiquent des sports tels que la course à pied, le cyclisme et le ski de fond.

Je vous en dis plus dans cet article.
Vamoooos !

Anatomie et fonction de la bandelette ilio-tibiale

La bandelette ilio-tibiale est une bande de tissu conjonctif qui s’étend de l’os iliaque jusqu’à la tubérosité du tibia. Elle joue un rôle important dans la stabilisation de la hanche et du genou pendant la marche et la course. Lorsque la jambe est tendue, la bandelette ilio-tibiale se tend également, ce qui permet de stabiliser le genou et de maintenir l’alignement de la jambe.

En revanche, lorsque la bandelette ilio-tibiale est trop tendue ou frottée de manière répétée contre l’os du fémur, cela peut provoquer une inflammation et une douleur, c’est ce qu’on appelle le syndrome de l’essuie-glace.

Elle est très sollicitée chez les sportifs réguliers, et se caractérise par une douleur à l’extérieur du genou, qui peut être très invalidante et empêcher la pratique d’activités physiques.

Les symptômes et facteurs de risque du syndrome de l’essuie-glace

Les symptômes les plus courants sont une douleur vive et aiguë à l’extérieur du genou. Elle peut être particulièrement ressentie lorsque le genou est fléchi et étendu de manière répétée, comme lors de la course à pied ou du cyclisme.

La douleur peut être ressentie sur toute la longueur de la bandelette ilio-tibiale, du genou à la hanche. Dans les cas graves, la douleur peut être si intense qu’elle peut empêcher la pratique d’activités physiques.

Ses causes sont souvent multifactorielles.
Dans le cas de Sophie, il peut s’agir d’un surentraînement au vu de son objectif.

Mais on peut aussi mentionner :

  • Un mauvais choix de chaussures
  • Des troubles morphologiques du pied (pied creux, pied plat ou tourné vers l’intérieur)
  • Des problématiques de posture (bassin, membres inférieurs)
  • La course sur une chaussée bombée
  • Une mauvaise préparation physique
  • Des antécédents de traumatismes (fracture, entorse…)

Traitement et prévention du syndrome de l’essuie-glace

Le traitement du syndrome de l’essuie-glace peut varier en fonction de la gravité de la condition.

L’ostéopathie ou la kinésithérapie
L’objectif étant de soulager le tenseur du fascia lata.
En effet, les contraintes répétées de la course peuvent amener à des restrictions articulaires et musculaires. L’ostéopathe pourra améliorer à lever ces blocages.
Quant à la kiné, elle pourra aider à détendre et renforcer certains groupes musculaires (notamment les stabilisateurs de hanche et travail de gainage).

Les injections de corticostéroïdes
Dans les cas plus graves, des traitements plus invasifs peuvent être nécessaires. C’est le cas de ces injections qui peuvent être utilisées pour réduire l’inflammation et la douleur. En complément, la physiothérapie peut aider à renforcer les muscles du bassin et à améliorer la flexibilité de la région.

Le port de semelles orthopédiques
Ou de chaussures de course adaptées peut également aider à prévenir le frottement de la bandelette ilio-tibiale contre l’os du fémur.
Les podologues, professionnels de la santé spécialisés dans le diagnostic et le traitement des affections du pied et de la cheville, ont donc un rôle essentiel dans le traitement du syndrome de l’essuie-glace.

En effet, ils vont venir évaluer la posture, la démarche, la fonction du pied et de la cheville.

En plus de la correction de la posture et de la démarche, le podologue peut également recommander des exercices de renforcement musculaire pour les pieds et les chevilles, qui peuvent aider à améliorer la stabilité et la fonction de la région.

Le traitement repose donc principalement sur la correction des troubles stato dynamiques par les semelles et par la reprise progressive de la charge d’entraînement.

Prévenir le syndrome de l’essuie-glace

La prévention du syndrome de l’essuie-glace est également importante pour les athlètes et les personnes qui pratiquent des activités physiques régulières.
Il est important de s’échauffer correctement avant de commencer une activité physique et de faire des étirements réguliers pour maintenir la flexibilité de la bandelette ilio-tibiale et des muscles du bassin. Les exercices de renforcement des muscles du bassin peuvent également aider à prévenir les blessures et à améliorer la stabilité de la hanche et du genou.

Sophie sait désormais ce qui lui reste à faire, et vous aussi si vous souffrez de douleur au niveau du genou. Consultez votre médecin traitant ou podologue, ils vous orienteront dans la bonne direction.

Até já,
Dr Joy

 

Sources :
Institut Kinesithérapie Paris — Syndrome de l’essuie-glace : symptômes et traitement

 

Ce contenu d’information ne saurait en aucune manière se substituer à un avis médical.
Il est impératif de demander conseil à votre médecin ou autre professionnel de santé qualifié pour toute question se rapportant à votre état de santé.

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