Vivre sa grossesse à Lisbonne : ce que vous devez savoir

Nausées, vertiges, retard de règles… Panique à bord !

Et si c’était un bébé ?

Olà, ici Dr Joy !

On respire. On inspire. On se calme. Une grossesse à l’étranger, c’est toujours un peu stressant. Mais vous verrez, ici, au Portugal, tout va bien se passer.

Je vous explique tout.

Les rendez-vous recommandés au Portugal

Quand votre grossesse sera confirmée par votre médecin, vous recevrez un carnet de grossesse qui regroupe toutes les informations médicales concernant cette dernière. Ce livret est à apporter à chaque rendez-vous et le jour de l’accouchement.
Il peut aussi servir de justificatif auprès de votre employeur.

Tout au long de votre grossesse, vous ferez l’objet de contrôles réguliers.

Les femmes enceintes portugaises (ou étrangères qui vivent au Portugal depuis plus de 90 jours) ont droit à des consultations gratuites pendant la grossesse, et 60 jours après la naissance.

Pour ce faire, elles doivent se rendre au centre de santé, informer qu’elles sont enceintes et demander à être suivies par un médecin de famille.

Les visites recommandées :

La première visite chez votre médecin de famille ou gynécologue-obstétricien doit être idéalement réalisée entre la 7e et la 9e semaine d’aménorrhée. Elle va permettre d’officialiser votre grossesse. C’est ici que vous recevrez le carnet de grossesse.

La deuxième visite aura lieu à l’échographie du premier trimestre, réalisée entre la 12e et 13e semaines, puis une fois par mois jusqu’à 30 semaines. Toutes les 2 ou 3 semaines entre la 30 et 36e semaine. Et toutes les semaines entre la 36e semaine et l’accouchement.

Les consultations médicales de suivi peuvent être réalisées chez votre médecin de famille en cas de grossesse à bas risque, c’est-à-dire sans pathologie associée.

Les analyses de sang :

La première analyse de sang se fera entre la 9e et 10e semaine.

La seconde entre la 24e et la 28e semaine. C’est aussi l’occasion de réaliser un test de tolérance au glucose. Il permet de mettre en lumière un éventuel diabète gestationnel.

Il s’agit d’un dépistage universel prévu chez toutes les femmes enceintes, à l’exception de celles déjà diabétique.

Les échographies principales :

La première échographie obstétricale est réalisée entre 12 et 13 semaines. Elle a pour principal objectif de déterminer le risque de trisomie 21 du bébé qui est basé, entre autres facteurs, sur la mesure de la clarté nucale.

La deuxième échographie, prévue entre la 22e et 24e semaine, est dite morphologique. Elle permet d’effectuer une étude approfondie et détaillée de l’anatomie fœtale et ainsi exclure certaines malformations majeures.

Enfin, la troisième échographie principale est réalisée aux alentours de 32 SA. Celle-ci permet d’obtenir un estimatif du poids du bébé.

Réaliser les examens à Lisbonne

Alegria Medical Centre est en capacité de réaliser le suivi de votre grossesse, cependant, certains examens ne pourront pas se faire au sein de nos locaux.

Pour cela, vous pouvez réaliser les échographies de la 12e, 22e et 32e semaine chez Ecofetus.

Pour les analyses de sang, elles peuvent être réalisées dans n’importe quel laboratoire. Voici une liste non exhaustive de quelques laboratoires :

  • SYNLAB Lisboa (Av. Liberdade)
    Av. da Liberdade 129 2º A, 1250-096 Lisboa

+351 213425184

Lun – Ven : 8:00 -13:00 /14:00 – 17:00

+351 213189300

Lun – Ven : 8:00 – 20:00 | Sam : 8:00 – 13:00

+351 217216066

Lun – Ven : 7:30 – 19:00 | Sam : 8:00 – 13:00

+351 211122530

Lun – Ven : 8:00 – 20:00 | Sam : 8:00 – 13:00

+ 351 213874337

Lun – Ven : 8:00 -12:30 /13:30 – 16:30

Pour ce faire, vous devrez être en possession d’une ordonnance établie par votre médecin.

Accoucher dans le public ou le privé, que choisir ?

Les accouchements se déroulent à la maternité d’un hôpital. La future maman est assistée et accompagnée d’un médecin et d’une sage-femme.

L’accouchement est généralement suivi d’un séjour de trois jours à l’hôpital en cas d’accouchement par voie vaginale, et de quatre jours, dans le cas de césarienne.

Comme nous l’avons déjà mentionné, le service national de santé couvre tous les frais pendant la grossesse, l’accouchement et le premier mois après la naissance.

Cependant, il est fort probable que vous deviez partager votre chambre avec d’autres mamans.

C’est donc le principal avantage et la principale raison des mamans qui se tournent vers l’hôpital privé : avoir plus de calme et plus de confort.

En effet, dans la plupart des cas, ces types d’établissements proposent des chambres indépendantes et même un lit pour le papa.

Mais cela a un coût.

Le coût d’un accouchement en secteur privé varie en fonction de l’assurance/mutuelle détenues par la patiente. Sans assurance, le coût d’un accouchement varie entre 3500 et 6500 euros.

N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre obstétricien avant de prendre une décision. Le médecin qui vous a suivie pendant votre grossesse peut vous suggérer l’hôpital ou la clinique où il travaille, car il pourra vous y aider et vous accompagner. En revanche, dans certains cas, vous découvrirez le médecin qui vous fera accoucher seulement quelques jours avant votre accouchement si celui qui a fait votre suivi n’exerce pas en clinique ou à l’hôpital.

Le témoignage de Nathalie, un accouchement lisboète

« Pour ma part, j’ai été suivi à l’hôpital privé da luz. Je n’ai pas vraiment de comparaison car c’est mon premier bébé, mais j’ai trouvé que la grossesse était très bien prise en charge (“trop” bien même).

En comparant avec des amies en France, je trouve qu’ils prennent plus de précautions ici :

  • Des rendez-vous de suivi avec la gynécologue
  • Le dernier mois ils font un monitoring toutes les semaines, ce qui n existe pas en France,
  • Ils ont ajouté des rdv et échographies supplémentaires pour vérifier certains points qui, selon moi, ne méritait pas forcément de s’alarmer autant.

Donc suivi excellent.

Pour l’accouchement, j’ai voulu le faire dans le public, mais pour cela, il faut savoir qu’un numéro Utente est nécessaire. À ce moment-là, je n’en avait pas. Je l’ai donc fait à hôpital da luz également.

J’avais entendu dire que les césariennes étaient courantes. Mais j’avais bien préparé mon plan de naissance pour un accouchement par voies basses et cela a bien été respecté. Pour des raisons de praticité, ma gynécologue a souhaité programmer l’accouchement mais heureusement, mon bébé est arrivé avant la date prévue.

Aussi, à la base je ne voulais pas de péridural car ici ils ne proposent pas de péridural auto dosé. J’avais peur de ne plus pouvoir bouger du lit une fois posé mais en fait ils ont un système encore meilleur : on ne reste pas branché, c’est eux qui viennent administrer une dose sur demande. Du coup, on peut continuer à bouger et boire de l’ eau (ce qui ne se fait pas dans d’autres pays comme la France par exemple).

Ce fut une très bonne surprise.

Ensuite, j’ai passé entre 2 et 3 jours dans une chambre privée. L’accompagnement est aux petits soins !

En France, après le retour à la maison, une infirmière se déplace à domicile pour voir comment ça se passe avec le bébé, ici non.

En revanche, on a le numéro des infirmières que l’on peut appeler au besoin, si on a des questions, ou aller sur place (un doute sur le bain du bébé, les soins, l’ allaitement, etc.).

Au Portugal, il n’y a pas de cours de préparation à l’accouchement, allaitement, soins du bébé, etc. ou alors, ils sont payants.

Pour ce qui est de l’assurance et des remboursements, j’ai été remboursée en partie pour les rendez-vous gynécologiques grâce à une assurance privée.

En revanche, ça n’a pas été le cas pour l’accouchement. Mais pour les femmes qui ont un numéro Utente, l’ensemble des rendez-vous et l’accouchement sont pris en charge dans le secteur public. »

Ce contenu d’information ne saurait en aucune manière se substituer à un avis médical.

Il est impératif de demander conseil à votre médecin ou autre professionnel de santé qualifié pour toute question se rapportant à votre état de santé.

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